Pour moi, tout commence à Tokyo, il y a quelques années. J'avais 22 ans à l'époque. Mon pére et moi avions déménagé au Japon aprés la mort de ma mère pour y rejoindre mon grand-père, qui y avait établit un dojo. J'ai fait mes études là-bas, était devenu avocat et mon grand-père m'avait enseigné le maniement du sabre. Il était d'ailleurs trés réputé dans cet art. Une bonne partie des habitants de Tokyo connaissait au moins de nom Mahiro Hoshigami, le fameux maitre americain de sabre japonais (oui, mon arriére grand pére était américain, mais il s'est marié et a vécu au Japon). Je revenais juste d'un entrainement avec lui d'ailleurs. Malgré son age, il est resté vigoureux et en pleine forme. Mais ce n'était pas ça qui m'interessait actuellement. J'étais parti voir ma petite amie. Américaine elle aussi, elle était issue d'une famille qui avait investie le Japon en même temps que la mienne. Elle s'appelait Maria. J'arrivais sur le lieu de rendez-vous, où je la vis attendre. Magnifique dans une fine robe bleue, ses cheveux ondulés bruns flottant légérement dans la brise estivale, ses yeux azurés plongés vers l'horizon. Ses fines lèvres esquissaient un léger sourire alors que ses mains douces et délicatement expertes étaient croisés dans son dos. Je m'approchai d'elle, la saisit par sa taille mince et l'embrassai tendrement. Puis nous nous balladâmes un moment dans Tokyo, avant de nous diriger vers chez elle. Là, nous nous servîmes un verre et nous enlacâmes encore. Nos baisers devinrent plus fougueux à mesure que nos doigts courraient sur la peau de chacun, s'arrêtant parfois à des endroit plus ou moins charnus. Délicatement, sans que mes lévres ne quittèrent une seule fois la peau de Maria, je lui enlevai sa robe et ses sous-vêtements, carressant au passage la peau de péche que les étoffes libéraient. Elle me fit alors signe d'arrêter alors que le derneir bouton de mon pantalon était enlevé. Elle m'embrassa alors amoureusement, puis fuya mes lévres pour se réfugier dans mon cou, qu'elle fuya encore pour aller voir mon torse, déscendant toujours plus bas. Puis ses lévres se firent plus insistantes, plus tendres aussi. Sa langue devint plus joueuse, commençant à danser sur mon corps, tournant, glissant, virevoltant sur ma peau rendue plus sensible par l'excitation. Puis elle cessa un instant, ce qui me laissa le temps de faire de même. Je l'embrassai à mon tour, puis descendit, m'arrêtant sur les deux collines formées par ses seins. Un petit frissons courut le long de son échine. Puis ce frisson se renforça quand je descendit un peu plus, et se transforma en gémissement quand ma langue entra elle aussi en scéne. Ses gémissements devinrent de plus en plus forts et insistants. Enfin, lorsque je m'arrêtai, elle m'embrassa comme une furie, rendue folle de désir. Nos corps fusionnérent en un seul. Cette fusion répétée lui fit pousser des cris, comme si les allers et retours de nos corps en osmose provoquaient extase et joie chez elle. Le désir monta, le plaisir atteint son paroxysme, et soudain, ce fut l'explosion. Un cri de jouissance intense vint agrémenter l'avalanche de plaisir qui s'abattit sur nous. Puis la tension retomba petit à petit, jusqu'a nous plonger dans un calm serein. Elle me sourit, puis m'embrassa.
Quelques jours plus tard, ces moments ne furent plus qu'un bon souvenir parmi un océan de souffrance. Alors que je rentrais chez moi, aprés un procés contre des boss yakuza, je m'aperçut trés vite que l'electricité était coupée. Pourtant, à la lueur de la lune, j'eus tout juste le temps de voir l'éclat d'un kunaï qui filait vers mon oeil. Je me baissai et roulai sur le coté pour esquiver la volée de shuriken qui avait pour but de me tuer. Je courrus à travers la maison en évitant, zigzaguant et sautant pour tenter de ne pas mourir sous la grêle de projectiles que mes assaillants invisibles me lançaient. Instinctivement, je m'étais dirigé vers le dojo, espérant y trouver une arme et priant pour que mes adversaires soient obligés de se mettre à découvert. Je les entendais courir sur les murs, le plafond, le sol pour me rattraper. J'ouvris la porte du dojo avec fracas et le destin me sourit enfin: les deux sabres familiaux, Shiraï et Haïtani était sortis et placés sur leur présentoirs. Je m'en saisis et me retournai vers les ombres qui me pouchassaient. La lune éclaira la scéne et je pus détailler mes poursuivants. Trois ninjas. Des mercenaires employés pour les assassinats. Certainement un des yakuzas contre qui je menais mes procès qui avait voulu se débarasser de moi. En attendant, les trois ninjas semblaient me jauger du regard. Deux d'entres aux sortirent des kunaï qu'ils s'apprétaient à utiliser comme des poignards. Le dernier dégaina deux tantos, ces sabres courts que les assassins apprécient énormément. Il y eut un instant de flottement, puis le plus grand m'attaqua par la droite. Je parai son kunaï avec mon épée et décochai une attaque vers le deuxiéme qui para avec son kunaï. Et soudain, dans un sursaut instinctif, je fis un petit mouvement de poignet qui desarma mes deux adversaires. D'un autre mouvement de poignet, je leur ouvris le ventre. Et enfin, j'empalai le dernier qui tentai de me tuer par le haut sur mes deux sabres. Leurs cadavres tombérent à terre dans un bruit mat. J'aurais pu en rester là, mais un pressentiment me poussa à faire une chose assez étrange. J'enlevai les masques des trois ninjas. Et la tristesse m'envahit, suivit de prés par le désespoir et la colére. Je venais de tuer mon pére, mon grand pére, et ma petite amie.
Rongé par les remords, par la tristesse et par la colére, je m'enfuis du Japon et commença à errer dans le monde à la recherche d'une chose à faire. Dans une petite ville de France autrefois appelée Calais mais renommée Kéké Kingdom par ses habitants quand ils en prirent le pouvoir, un vieillard me conseilla de former mon gang et de m'établir en maître dans une ville. Je décidai donc de continuer à parcourir le monde, mais avec un but cette fois-ci: recruter les hommes les plus forts que je rencontrerai pour en faire mes alliés. J'affrontai un nombre incalculables de combattants. Certains un peu trop téméraires moururent sous ma lame, ajoutant encore un peu de tristesse dans mon coeur déja noyé de larme. Puis, un jour, à Prague, un homme me tena tête. Crâne rasé, piercé, un tempérament de tueur, haïssant la société, il se battait avec la fureur du loup. Notre combat fut telle qu'un quartier entier de la ville dut être reconstruit aprés notre passage. Puis, il se présenta sous le nom de Grim et accepta de me rejoindre dans mon périple. A partir de ce moment, la mort fut bien moins présente à mes cotés. Il se passa une longue période sans que nous ne trouvâmes de guerrier potables. Puis un soir, à Braga, au Portugal, nous provoquâmes une bagarre dans un café. Un homme (ou une femme, ses vêtements portaient à confusion) vint se joindre à nous, et sa maîtrise d'un art martial inconnu nous étonna. Celui qui se faisait appeler Travelo nous rejoignit juste aprés que la bagarre fut réglée autour d'une bière. Puis, nous nous dirigeâmes vers l'Amérique. C'est la Nouvelle-Orléans qui nous accueillit la premiére et qui nous vit atteindre les sommets. Là-bas, nous rencontrâmes de jeunes gens espiégles, dont l'un se faisait appelé Will et l'autre Rasta-boy. En fait, ils me volérent mes sabres et nous dûmes les courser dans toutes les rues de la ville avant de finalement devoir nous battre contre eux. Leur force nous impressionna et ils se joignirent à nous. Et bientôt, d'autres nous rejoignirent, moins fort, mais tout aussi valeureux par leur courage. Gloire aux Crows!!