Quand la Schyzophrénie nous guette....

PAF!! En exclusivité devant vos yeux ébahis, une interview de Hugo par Dahrkan (la folie me/nous guette...). Pour clarifier les choses, sachez que Hugo est l'écrivain pompeux, prétentieux et snobinard de Gang's Bang. Dahrkan, c'est celui qui vous écrit maintenant, moi quoi. Le but principal était de parler un peu de Gang's Bang et de faire un petti truc un peu marrant (un peu). Allez, c'est parti.

Dahrkan:Bonsoir amis lecteurs! Aujourd'hui, en exclusivité, moi, votre fidéle serviteur, je vais interviewer l'auteur de la série que quelques-uns d'entres vous ont le courage de suivre depuis plusieurs mois à présent, j'ai nommé Hugo!!
Hugo:Bonsoir
D:Alors dites-moi, comment a commencé cette idée de Gang's Bang?
H:Oh, et bien, j'ai eu comme qui dirait le toucher divin. Un soir, j'ai eu l'idée de faire une série qui défierait la chronique, et comme rien ne me résiste, je l'ai fait!!
D:Pardon? Vous êtes sur que vous exagérez pas UN PEU???
H:Hum, bon il est possible que j'extrapole quelque peu, mais ça ne fera pas de différences chez les petites gens non?
D:C'est de vos lecteurs que vous parlez là... Si vous disiez la vérité un peu?
H:Bon, en fait, j'avais juste envie de faire une série assez courte, genre quelques épisodes, puis, les idées venant, j'ai fini par en faire la longue et exceptionnelle série que vous avez sur vos écrans réguliérement
D: (Longue, c'est effectivement le mot) Et d'où vous viennent toutes ces idées?
H:Mais de mon intellect au capacités extraordinaire bien sur!!
D:Votre making of dit le contraire....
H:Oups..... Disons de mes lectures et de la musique alors.....
D:Voilà qui est plus crédible. Mais est-ce qu'il vous arrive de vous baser sur des gens que vous connaissez pour vos épisodes?
H:Jamais! Les êtres humains normaux sont bien trop pathétiques pour figurer dans mon illustre saga!!
D:*regard accusateur*
H:....... Bon en fait c'est juste que je n'aime pas représenter les gens que je connais de peur de mal les représenter. En revanche, parler d'événements historiques ou de personnes célébres est trés interessant et enrichissant!
D:Ah, bah voilà un détail interessant!. Bon, allez, une derniére question pour récompenser nos lecteurs les plus téméraires (c'est à dire ceux qui ont eu le courage de lire jusqu'au bout): y a-t-il une suite de prévu?
H:Ah mais ça c'est la surprise mon cher Dahrkan, je ne vais pas vous le révéler tout de suite. Mais si l'envie m'en prends, le scénario est déja à peu prés tracé et quelques dessins prélilinaires ont été fait.
D:Et bien voilà qui présage des choses interessantes!! Je vous souhaite donc le bonsoir et vous dit à bientot mes agneaux!!

# Posté le jeudi 06 mars 2008 15:51

Gang's Bang! Episode Bonus: Le Passé du Chef et La Création des Crows

Gang's Bang! Episode Bonus: Le Passé du Chef et La Création des Crows
Pour moi, tout commence à Tokyo, il y a quelques années. J'avais 22 ans à l'époque. Mon pére et moi avions déménagé au Japon aprés la mort de ma mère pour y rejoindre mon grand-père, qui y avait établit un dojo. J'ai fait mes études là-bas, était devenu avocat et mon grand-père m'avait enseigné le maniement du sabre. Il était d'ailleurs trés réputé dans cet art. Une bonne partie des habitants de Tokyo connaissait au moins de nom Mahiro Hoshigami, le fameux maitre americain de sabre japonais (oui, mon arriére grand pére était américain, mais il s'est marié et a vécu au Japon). Je revenais juste d'un entrainement avec lui d'ailleurs. Malgré son age, il est resté vigoureux et en pleine forme. Mais ce n'était pas ça qui m'interessait actuellement. J'étais parti voir ma petite amie. Américaine elle aussi, elle était issue d'une famille qui avait investie le Japon en même temps que la mienne. Elle s'appelait Maria. J'arrivais sur le lieu de rendez-vous, où je la vis attendre. Magnifique dans une fine robe bleue, ses cheveux ondulés bruns flottant légérement dans la brise estivale, ses yeux azurés plongés vers l'horizon. Ses fines lèvres esquissaient un léger sourire alors que ses mains douces et délicatement expertes étaient croisés dans son dos. Je m'approchai d'elle, la saisit par sa taille mince et l'embrassai tendrement. Puis nous nous balladâmes un moment dans Tokyo, avant de nous diriger vers chez elle. Là, nous nous servîmes un verre et nous enlacâmes encore. Nos baisers devinrent plus fougueux à mesure que nos doigts courraient sur la peau de chacun, s'arrêtant parfois à des endroit plus ou moins charnus. Délicatement, sans que mes lévres ne quittèrent une seule fois la peau de Maria, je lui enlevai sa robe et ses sous-vêtements, carressant au passage la peau de péche que les étoffes libéraient. Elle me fit alors signe d'arrêter alors que le derneir bouton de mon pantalon était enlevé. Elle m'embrassa alors amoureusement, puis fuya mes lévres pour se réfugier dans mon cou, qu'elle fuya encore pour aller voir mon torse, déscendant toujours plus bas. Puis ses lévres se firent plus insistantes, plus tendres aussi. Sa langue devint plus joueuse, commençant à danser sur mon corps, tournant, glissant, virevoltant sur ma peau rendue plus sensible par l'excitation. Puis elle cessa un instant, ce qui me laissa le temps de faire de même. Je l'embrassai à mon tour, puis descendit, m'arrêtant sur les deux collines formées par ses seins. Un petit frissons courut le long de son échine. Puis ce frisson se renforça quand je descendit un peu plus, et se transforma en gémissement quand ma langue entra elle aussi en scéne. Ses gémissements devinrent de plus en plus forts et insistants. Enfin, lorsque je m'arrêtai, elle m'embrassa comme une furie, rendue folle de désir. Nos corps fusionnérent en un seul. Cette fusion répétée lui fit pousser des cris, comme si les allers et retours de nos corps en osmose provoquaient extase et joie chez elle. Le désir monta, le plaisir atteint son paroxysme, et soudain, ce fut l'explosion. Un cri de jouissance intense vint agrémenter l'avalanche de plaisir qui s'abattit sur nous. Puis la tension retomba petit à petit, jusqu'a nous plonger dans un calm serein. Elle me sourit, puis m'embrassa.

Quelques jours plus tard, ces moments ne furent plus qu'un bon souvenir parmi un océan de souffrance. Alors que je rentrais chez moi, aprés un procés contre des boss yakuza, je m'aperçut trés vite que l'electricité était coupée. Pourtant, à la lueur de la lune, j'eus tout juste le temps de voir l'éclat d'un kunaï qui filait vers mon oeil. Je me baissai et roulai sur le coté pour esquiver la volée de shuriken qui avait pour but de me tuer. Je courrus à travers la maison en évitant, zigzaguant et sautant pour tenter de ne pas mourir sous la grêle de projectiles que mes assaillants invisibles me lançaient. Instinctivement, je m'étais dirigé vers le dojo, espérant y trouver une arme et priant pour que mes adversaires soient obligés de se mettre à découvert. Je les entendais courir sur les murs, le plafond, le sol pour me rattraper. J'ouvris la porte du dojo avec fracas et le destin me sourit enfin: les deux sabres familiaux, Shiraï et Haïtani était sortis et placés sur leur présentoirs. Je m'en saisis et me retournai vers les ombres qui me pouchassaient. La lune éclaira la scéne et je pus détailler mes poursuivants. Trois ninjas. Des mercenaires employés pour les assassinats. Certainement un des yakuzas contre qui je menais mes procès qui avait voulu se débarasser de moi. En attendant, les trois ninjas semblaient me jauger du regard. Deux d'entres aux sortirent des kunaï qu'ils s'apprétaient à utiliser comme des poignards. Le dernier dégaina deux tantos, ces sabres courts que les assassins apprécient énormément. Il y eut un instant de flottement, puis le plus grand m'attaqua par la droite. Je parai son kunaï avec mon épée et décochai une attaque vers le deuxiéme qui para avec son kunaï. Et soudain, dans un sursaut instinctif, je fis un petit mouvement de poignet qui desarma mes deux adversaires. D'un autre mouvement de poignet, je leur ouvris le ventre. Et enfin, j'empalai le dernier qui tentai de me tuer par le haut sur mes deux sabres. Leurs cadavres tombérent à terre dans un bruit mat. J'aurais pu en rester là, mais un pressentiment me poussa à faire une chose assez étrange. J'enlevai les masques des trois ninjas. Et la tristesse m'envahit, suivit de prés par le désespoir et la colére. Je venais de tuer mon pére, mon grand pére, et ma petite amie.

Rongé par les remords, par la tristesse et par la colére, je m'enfuis du Japon et commença à errer dans le monde à la recherche d'une chose à faire. Dans une petite ville de France autrefois appelée Calais mais renommée Kéké Kingdom par ses habitants quand ils en prirent le pouvoir, un vieillard me conseilla de former mon gang et de m'établir en maître dans une ville. Je décidai donc de continuer à parcourir le monde, mais avec un but cette fois-ci: recruter les hommes les plus forts que je rencontrerai pour en faire mes alliés. J'affrontai un nombre incalculables de combattants. Certains un peu trop téméraires moururent sous ma lame, ajoutant encore un peu de tristesse dans mon coeur déja noyé de larme. Puis, un jour, à Prague, un homme me tena tête. Crâne rasé, piercé, un tempérament de tueur, haïssant la société, il se battait avec la fureur du loup. Notre combat fut telle qu'un quartier entier de la ville dut être reconstruit aprés notre passage. Puis, il se présenta sous le nom de Grim et accepta de me rejoindre dans mon périple. A partir de ce moment, la mort fut bien moins présente à mes cotés. Il se passa une longue période sans que nous ne trouvâmes de guerrier potables. Puis un soir, à Braga, au Portugal, nous provoquâmes une bagarre dans un café. Un homme (ou une femme, ses vêtements portaient à confusion) vint se joindre à nous, et sa maîtrise d'un art martial inconnu nous étonna. Celui qui se faisait appeler Travelo nous rejoignit juste aprés que la bagarre fut réglée autour d'une bière. Puis, nous nous dirigeâmes vers l'Amérique. C'est la Nouvelle-Orléans qui nous accueillit la premiére et qui nous vit atteindre les sommets. Là-bas, nous rencontrâmes de jeunes gens espiégles, dont l'un se faisait appelé Will et l'autre Rasta-boy. En fait, ils me volérent mes sabres et nous dûmes les courser dans toutes les rues de la ville avant de finalement devoir nous battre contre eux. Leur force nous impressionna et ils se joignirent à nous. Et bientôt, d'autres nous rejoignirent, moins fort, mais tout aussi valeureux par leur courage. Gloire aux Crows!!
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# Posté le dimanche 02 mars 2008 13:25

Modifié le dimanche 16 mars 2008 15:32

Gang's Bang! Episode Bonus: le Passé de Javier Zalama

Gang's Bang! Episode Bonus: le Passé de Javier Zalama
Pour moi, tout commença sous le lourd soleil de Bello Horizonte, une ville de la Minas Gerais, une région du Brésil qui fut un jour truffée de mine d'or. Mais maintenant, seuls ceux qui sont vraiment fauchés s'engagent dedans. Et forcément, j'en fais partie. D'un autre coté, pour un orphelin, ça parait logique. Mes parents sont morts quand j'avais huit ans, emporté par une maladie. Moi, j'ai échoué dans un orphelinat. Certainement le plus pourri du Brésil d'ailleurs. Du coup, il m'a pas fallu longtemps avant de m'échapper avec quelques camarades. On s'est mis à vivre de petits boulots, de choses comme ça. On s'en sortait pas mal. On faisait partie de ceux dont la mort des parents n'avait pas vraiment secoué plus longtemps que les deux premiers mois. Aprés, on s'est habitué, et on a commencé à repenser à autre chose. Comme s'enfuir de l'orphelinat par exemple. J'étais le plus jeune du groupe, j'avais 12 ans quand on a fait notre escapade. Aprés, on s'est divisé les taches. Les plus grand et les plus forts allaient se faire engager à la mine tandis que les plus petits allaient se faire engager comme homme de peine dans les bistrots ou les magasins. On metttait alors nos salaires en commun pour se nourrir, et ça marchait trés bien. En raison de ma grande taille malgré mon jeune age, je me suis retrouvé à la mine, avec les plus vieux, comme José ou Daniel. Le premier était un chauve toujours affublé de lunettes de soleils alors que le second était excessivement chevelu. Ce soir là (j'avais 16 ans à l'époque), le patron avait été un peu plus généreux que de coutume, et nous décidâmes d'aller dépenser le surplus au bar. Nous commandâmes trois biéres et nous asseyâmes. A ce moment là, Daniel et José sortirent deux pétards de leur poche.
-Vous fumez ces saloperies?
-Bah ouais écoute, pourquoi?
-Vous allez vous pourir la santé les gars...
-Tu ne sais pas de quoi tu parles, Javier. Essaye, ça te fera du bien aprés une dure journée de travail.
J'en tirais une bouffée...


...Et ma vision des choses changea immédiatement. Chaque personne présente dans le bar m'apparaissait comme une victime potentielle, chaque objet m'appraissait comme plus ou moins aisément destructible, chaque porte, chaque fenêtre m'apparaissait comme un moyen pour mes proies de s'échapper. Quant à mon marteau que j'utilisais à la mine, il m'apparut comme le parfait objet de destruction. J'observais la piéce: cinq victimes: José, Daniel, le barman, et les deux mecs qui jouaient au billard. Une seule issue: la porte d'entrée, dont la devanture était soutenu par deux colonnes. Si je brise ces colonnes, la devanture tombera, et tout le monde sera piégé, entiérement sous mon controle. Je saisis le manche de mon marteau et me mit en marche. En un seul revers de bras, les colonnes cédèrent et la devanture tomba. Des cris d'étonnement, de colére et de protestations s'élevèrent. Je me retournai vers mes proies, un sourire carnassier aux lévres, les yeux exhorbités pour bien profiter du spectacle, dont je ne voulais pas rater une seule goutte. Le plus proche périt le premier. C'était l'un des joueurs de billard. Mon marteau le cueilla au niveau des côtes. Il tomba par terre et je l'achevais en lui broyant le thorax et en me déléctant de son expression emplie de douleur et de suprise. Puis je me tournai vers son compatriote avec une vitesse qui me surprit moi même. La terreur qui s'inscrivit sur son visage fut eternelle, puisque mon marteau la lui arraché, libérant un geyser de sang m'aspergeant du fluide vital bouillant. Le barman tenta de sortir de sous son comptoir un fusil, mais son bras ne trouva jamais l'arme, dans la mesure où il fut trés rapidement broyé par mon arme. Beuglant de douleur, le barman se jetta en arriére et heurta un coin de ses étagére, s'ouvrant le crâne et tombant, inconscient. Le sang qui coulait de son crane et de son bras me firent penser qu'il n'en avait plus pour longtemps, je me tournai donc vers mes deux derniéres proies. Ils semblaient m'appeler, me supplier, comme s'il me connaissait. Pourtant, leur visage me semblaient inconnus, alors que j'étais persuadé de les avoir reconnu en analysant la piéce... Qu'à cela ne tienne, ce ne sont pas quelques impressions qui vont m'écarter de mon but: tous les tuer!! Le premier mourrut écrasé alors que j'abatis mon marteau à la verticale sur sa tête. Il en resta une genre de purée à base d'os brisés, de chair broyés et de sang fumant. Quant au dernier, je me delectai de son expression de terreur alors qu'il pleurait en appelant sa mére. Sa tête éclata dans un craquement fabueux, répandant du sang sur les murs et sur le sol. Maintenant que ma tache était achevée, je pouvais m'en aller. J'ouvris une sortie dans les débris de l'entrée pour m'échapper de ce lieu, et je partis dans la nuit.....

Le réveil du lendemain fut difficile. D'abord parce que j'avais dormi dans une impasse, à même le sol. Ensuite, parce que j'avais un mal de crâne à se claquer la tête contre les murs. Et enfin, parce que j'étais incapable de me souvenir de ce que j'avais fait la veille. Je me mis à marcher dans les rues. Enfin, disons que je fis quelques mètres avant de tomber sur une affiche avec ma photo dessus. Et aprés un examen plus minutieux, je m'apperçus que c'était un avis de recherche. Avec une trés fort récompense de 100 000 dollars. Et pour raison "meutres barbares: attention cet homme est un fou dangereux". Et soudain, tout me revint: l'effet de la drogue, le massacre, les destructions.... Et un oeil sur la date me permit de dire que j'avais en réalité dormi pendant DEUX jours!! Il me fallait une solution. Je décidai de prendre le temps de réfléchir en me dirigeant vers la frontiére avec la colombie, pour aprés partir vers les USA. Je me mis donc en route. Je passai prendre un peu d'argent que j'avais mis de côté et je partis. Je dus me cacher plusieurs fois pour éviter les foules en furie que mon massacre avait généré. L'une d'elle était d'aileurs menée par un homme au bras coupé et au crâne bandé qui me parut vaguement familier....

La frontiére fut bientôt à ma portée. Une fois sortis de Minas Gerais, je fus plus tranquille, l'avis de recherche ne s'étant pas répandu aux autres états. Mais une fois que je m'apprétais à passer la frontiére, je me retournai une ultime fois vers mon passé. Je le regardai avec joie, pensant que ces années avaient été simpatiques. Mais parfois, il faut savoir tirer un trait sur le passé. Je me mis en route vers l'Amérique. C'est à New York que je trouvai un vrai ami, un dénommé Will. Puis, nous trouvâmes un autre homme, homme qui changea notre vision des choses et qui nous invita à le suivre. Nous le fîmes avec joie, et bientôt, une phrase s'ancra dans mon esprit: Longue Vie aux Crows!!
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# Posté le mercredi 27 février 2008 16:43

Gang's Bang! Episode Bonus: le Passé de Kürt Helborg

Gang's Bang! Episode Bonus: le Passé de Kürt Helborg
Berlin, 1926. En plein milieu des années Stresemann. Et pour nous, allemand, cela signifie beaucoup de choses. C'était la période la plus prospére que nous ayons eu entre les deux guerres. Et pour moi, Kürt, jeune homosexuel de 25 ans, cela signifie aussi que je pouvais enfin assumer sans trop de danger ma sexualité. Pourtant, l'homophobie se développait tout de même dans nos quartiers. Et de plus en plus. Heureusement pour nous, nous savons éviter les ennuis. Et l'heure n'était pas aux mauvaises pensées, loin de là. C'était un samedi soir, et, comme assez souvent, je me dirigeais vers la boîte gay la plus préstigieuse du quartier: le Tool Box. C'est ce soir là que ma vie a changé. Ce soir là que je suis devenu ce que je suis aujourd'hui. J'étais entré dans la boite plein d'assurance. Le rythme commençait à investir tout mon corps tandis que la musique peuplait mon esprit. Presque mécaniquement, je me dirigeais vers la piste de danse. Elle était occupée, mais un instinct inconnu me souffla d'attendre qu'elle se vide. Lorsque ce fut fait, je pris place sur la piste. Un homme me rejoignit. Mais était-ce vraiment un homme? Etait-il possible qu'un homme soit aussi beau? Habillé d'un simple short et de bottes dont le haut s'ornait de laniéres de cuir tombant vers le sol, il dégageait une impression d'assurance et de douceur incroyable. Ses bras et ses jambes exceptionnellement bien marquées étaient virilement velues alors que son torse musclé était vierge de toute pilosité. Son visage dur mais adouci par une fine moustache et des cheveux coupés courts irradiait la confiance et la maitrise de soi. Ses yeux d'un bleu franc étaient parfois traversés d'un éclair de malice et de complicité auquel nul ne saurait être indifférent. Une fois sur la piste de danse, nous nous mîmes à danser dans un ensemble parfait en oppérant une série de mouvement qui faisaient partie d'un mouvement alors inconnu et dont j'appris le nom bien plus tard: le Disco. La nuit fut longue, et nul ne parut capable de nous arrêter...

Mais la soirée devait se terminer moins bien que ce qu'elle avait commencé. Au moment où je mis le pied dehors, un homme dénomé Henrich apparut en courant et en hurlant:
-Les SA!!! Une bande de SA se dirige par ici!!
Aussitôt, chacun se cacha où il le put. Par bonheur, la petite ruelle sur laquelle donnait la sortie étaient sombre, et s'y dissimuler était chose aisée. Mais Henrich n'eut pas cette chance. Les nazis lui tombérent dessus avant qu'il ait pu se cacher. Apparemment au courant de sa sexualité divergeant de la leur, les SA entreprirent de lui casser la gueule méticuleusement, le traitant de "tarlouze", d'"ouvreur de trou de cul" et autre joyeusetés paillardes. Mias soudain, l'un d'eux sortit son couteau et abaissa le pantalon de Henrich en disant avec un sourire sadique et un regard assoifé de sang :
-Tu aimes les hommes? Et bin on va t'aider à les séduire en te rapporchant du statut de femmes...
C'en fut trop pour moi. Je sortis de ma cachette et provoquai les nazis. Ils se désinteressèrent alors d'Henrich pour s'approcher de moi l'air menaçant. Pret à recevoir les coups, je me mis dans un semblant de garde. Je n'eut jamais besoin de me défendre. L'homme avec qui j'avais dansé arriva de nul part et dispersa les SA d'une seule volée de paume. Les nazis tentèrent de lui faire payer, mais, seulement quatre, ils n'étaient pas assez nombreux. L'homme les dispersa à nouveaux. Ils s'enfuirent alors en jurant de revenir. L'homme se tourna vers moi:
-Tu es complétement inconscient mon pauvre ami. Tu aurais pu te faire tuer.
-Je ne pouvais quand même pas laisser faire ça
-C'est un fait. Mais mieux vaut être capable de faire quelque chose avant de l'entreprendre. Cela dit, je pense que tu as le potentiel nécessaire pour entreprendre ce que tu veux. Voudrais-tu que je t'apprenne la Travelo-Way?
-La quoi?
-La Travelo-Way! L'art martial que je viens de pratiquer. Mais sache qu'il ne s'agit pas que d'un art martial, c'est aussi une philosophie de vie, un état d'esprit que seul certains élus sont susceptibles d'avoir. Tu fais certainement partie de ses élus, mais te sens tu assez déterminé pour en aprendre toutes les facettes?
Aprés un bref instant d'hésitation, j'acceptai son offre.


Le mois qui suivit fut riche en enseignement. L'homme s'appelait Jim, et il devint mon maître ainsi que mon amant. J'appris les bases de la Travelo-Way. Les mouvements à utiliser, la posture à adopter, la façon de donner les coups. J'en appris aussi la philosophie. L'amitié, la solidarité, le sacrifice, l'entraide, l'amour, toutes ces valeurs m'imprégnèrent. Ce mois fut à la fois merveilleux et difficiles. Pourtant, chaque chose a une fin, et celle-ci devait être funeste. Les quatres nazis que Jim avait repoussé au Tool Box étaient revenus. Mais ils n'étaient pas seuls. Une vingtaine de leurs "collègues" les accompagnaient aisni qu'une sommité parmi les SA: Rohm. Grand, fin, le regard froid, la stature digne, il toisait Jim d'un regard dédaigneux. En les voyant, ce dernier me fit reculer et me dit:
-Ne t'interpose pas. Tu n'as rien à voir là dedans. Je vais m'en occuper.
-Quoi? Mais je peux t'aider!
-Tu n'en auras pas besoin. Il faut plus de 20 hommes pour m'arrêter.
Sur de lui, il s'avança et se mit en garde. Les nazis courèrent vers lui. Et il chanta:
-They are plenty of ways you can hurt a man, and bring him to the ground!
Immédiatement, il disparut, réapparut le temps de mettre deux nazi hors course, et continua de chanter:
-Another one bites the dust...
Puis il redisparut pour assomer trois nazis, continuant toujours sa chanson
-And another one gone, and another one gone, another bites the dust!
Et il continua ainsi à faire valser les nazis un par un. Puis vient un moment où il apparut devant Rohm en chantant:
-Out of the doorway, the bullets rip, to the sound of the b....
Il n'eut pas le temps de finir sa phrase. Rohm avait dégainé son revolver et avait tiré à vitesse grand V. Un trou de balle ornait la poitrine de Jim. Il tomba à genoux et me cria, dans un derneir souffle:
-Fuit, Kürt!! Fuis et transmets notre art! Améliore ta Travelo-Way, porte la à son paroxysme et montre la au monde!! Voyage et fortifie-toi!!
Puis Rohm mit fin à sa tirade en l'abattant d'une balle dans le front. Au moment où le coup de feu retentit, je m'enfuis en courant, réalisant que Jim était mort. Les larmes coulèrent d'elle même, comme des diamant, vestiges d'une jeunesse que mon avenir allait faire disparaître. J'ai suivi son conseil scrupuleusement. J'ai longuement voyagé. J'ai rencontré plusieurs des plus grands experts en Travelo-Way, et j'ai beaucoup appris avec eux. Je ne suis jamais resté plus de deux mois au même endroit, bougeant sans arrêt, voyageant aux quatres coins du monde. Un moine chinois m'appris la méditation, qui me servit surtout à chercher les plus infimes recoins de cette philosophie. Grâce à ma discipline de fer, je réussis à percer le plus grand secret de la Travelo Way: celui de la longévité. J'avais trouvé le moyen de rallonger mon éspérance de vie grandement. Grâce à cela, j'ai pu traverser les années sans perdre de ma vigueur. J'ai pu entretenir mon corps et le muscler jusqu'a atteindre mon paroxysme. Et je continuai mes pérégrinations, inexorablement. Puis, un jour, dans un bar perdu au milieu de nul part, je rencontrai un homme étrange. Sa volonté me convainquit, et je me joignis à lui. Je voyage toujours à ses cotés aujourd'hui.
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# Posté le dimanche 24 février 2008 11:29

Modifié le lundi 25 février 2008 13:36

Gang's Bang! Episode Bonus: le Passé de William Gibson

Gang's Bang! Episode Bonus: le Passé de William Gibson
Je m'appelle William Gibson. Oui, comme la guitare. Mon pére est le pettit-fils du créateur de la Gibson Guitar Corporation. Enfin, plutot le pettit fils de l'homme a qui Orville Gibson a cédé les droits. Notre famille a ainsi pris son nom pour préserver l'illusion. Quant à moi, mon père s'imagine me faire reprendre son business. Probléme: je n'ai que 10 ans et je hais les maths. Pas pratique pour faire de l'économie. Pour le moment, je suis dans une salle, à attendre mon pére. Il est en réunion. En général, ça dure toujours plus longtemps que prévu une réunion. Tiens, d'ailleurs, le voilà qui arrive. Grand, cheveux plaqués vers l'arriére, yeux froncés, moustache dure, un air de requin. Un véritable homme d'affaire.
-William, mon fils, je pense que ma réunion va durer plus longtemps que prévu. Tu peux rentrer à la maison si tu veux. Tu réussiras à trouver le chemin?
-Bien sur, t'inquiétes pas.
-D'accord, dans ce cas, j'y retourne.
Et voilà, je dois encore une fois rentrer tout seul. Enfin, je commence à prendre l'habitude. Je me mis donc en route.
Ayant décidé de passer par un raccourci, je m'engage dans une ruelle sombre. Oui ça faic cliché, m'enfin, je suis pas une jeune fille ne détresse, je vais pas me faire violer. Cela dit, ce n'est que quand je fis face à trois skinheads jouant avec des couteaux que je réalisai que je n'étais certes pas une jeune fille, mais je n'en restai pas moins un gamin de 10 ans... Lorsque le plus grand commença à me regarder méchamment, je tentai de m'enfuir. Trop tard, le plus petit m'avait barré la route. Complétement mort de trouille, je m'attendais à me faire casser la figure, quand un homme eut l'excellente idée de venir me tirer d'affaire.
-Hé, les jeunes! Z'avez pas honte de vous attaquer à un gosse?
-T'as un probléme le vioque? Tu veux qu'on te tabasse à sa place?
-Prétentieux...
Et en trois coups de poing, il avait étalé les trois skinhead. Quand ils se relevèrent, ils sortirent leurs canifs. L'homme dégaina alors deux longs couteaux. Et en deux mouvements, il avait desarmés ses adversaires, leur coupant le tendon. Mort de trouille, les skinheads s'enfuirent. Il se tourna alors vers moi. Il était massif, musclé, mais paraissait vieux. Ses cheveux gris ressortaient de sa casquette de mineur. Son débardeur blanc comportait un genre de chauve-souris cousu dessus mais qui se détachait un peu sur le bord. Son pantalon et ses chaussures semblaient être typiquement celles d'un travailleur des mines. Il me regarda et dit:
-Tu vas bien petit?
-Oui, à peu prés. Merci de m'avoir aidé.
-Pas de quoi. J'supporte pas les jeunes cons qui font leur malin sans avoir les couilles de vraiment se battre. Au moins, toi, t'as eu l'air un minimum courageux.
-Euh... en vrai j'étais plutot en train de me pisser dessus...
-Bah ça se voyait pas. Moi, à ton age, je me serais mis à courir en cercle en hurlant ma mère. Tu me plais bien en fait.
-Euh... Je peux vous demander quelque chose?
-Quoi donc?
-Vous pouvez me remontrer vos couteaux?
-Oh! Bien sur, si ça te fais plaisir.
Et il dégaina a nouveau ses armes. Ses lames un peu courbées brillaient au soleil. Je fus emerveillé. Et je le fus encore plus quand il commença a jongler avec, à faire des mouvements gracieux et circulaire dans les airs avec eux. De la pure classe.
-Tu voudrais que je t'apprenne à manier le couteau gamin?
-Ce serait carrément génial!!
-Alors pointe-toi demain à la même heure ici même. Je t'apprendrais ce que tu dois savoir.


Et je suis revenu chaque soir depuis 6 ans. J'ai maintenant 16 ans, j'ai grandi, je me suis musclén j'ai gagné en vitesse. Ma haine des maths n'a pas diminué, bien au contraire, j'ai même chopé une âme d'artiste. En revanche, Bryan, car tel est le nom de l'homme qui me sauva, un soir dans une ruelle sombre, lui, peinait de plus en plus à me battre au couteau. Car si il parvenait à me vaincre à une seule main au début, il lui fallait maintenant ses deux mains et tout son talent pour ne pas perdre. Et pourtant, aujourd'hui, il semblait peiner plus que d'habitude. J'attaquai, il para in extrémis de son bras droit. Puis il tenta de riposter avec le gauche, j'esquivai et lui faucha les jambes. Il se receptionna de justesse sur les mains et se releva en un éclair. Mais un poil trop tard. Mes lames fusaient déja vers lui. Il se baissa et mit un coup de poing au plexus. Encaissant, je bloquai sa lame droite à terre et esquivai sa lame gauche. Mon arme jaillit et s'arrêta à deux millimétres de sa gorge. J'avais gagné. Il s'asseya par terre et éclata de rire:
-Ah ah ah! Bien joué Will! Il t'a fallu 6 ans pour me vaincre, mais tu as finalement réussi! Je te félicite, je n'ai plus rien à t'apprendre. Tu vas devoir t'entrainer tout seul maintenant.
-Dois-je comprendre qu'on ne se verra plus?
-Tu comprends mal! Je compte sur toi pour venir me remuer un peu tous les soirs. Même si je ne gagne plus, je dois faire attention à ne pas trop perdre la main! Je te dis donc à demain, gamin. Il est temps pour ton vieux maitre d'aller se reposer!
-A demain Bryan!!
Le lendemain, je me mis en route comme toujours. Mais j'eus une surprise cette fois-ci. J'entendais des voix dans notre impasse. Je m'approchai discrétement et jetai un oeil. Je vis mon père avec un policier. Bryan était menotté. J'entendis mon pére parler:
-On t'a enfin retrouvé, Bryan McBeck. Depuis ton évasion, je n'ai pas cessé de te faire rechercher. Et pourtant tu n'étais pas loin. Tu vas regretter de t'être évader de prison. Je ne pardonne pas à ceux qui tentent de couler ma société.
-Parle autant que tu le veux, vieux Gibson. Ce n'est pas pour ça que je suis revenu. Mais j'avoue que te trancher la gorge aurait été un plaisir.
-Et c'est dans cette optique que tu as décidé de gagner l'amitié de mon fils?
-Will? Pas du tout. J'ai sauvé ce petit un jour, mais si j'avais su que c'était ton fils, je l'aurais laissé entre les pattes de ces trois skin. Je m'y suis attaché à la place.
-Tes bavardages m'exaspérent. Emmenez-le!
Et à travers mes larmes, je vis mon pére emmener l'homme qui m'avait servi d'ami fidéle et de maître pendant 6 ans. Le choc fut rude. Tout ma rancoeur envers mon père, tout mes sentimens accumulés envers ce père qui s'était évertué à me faire comme il le voulait lui plutot que comme je le voulais moi, tout cela se transforma en haine en un instant. Ce soir là, je décidai de m'enfuir. De fuguer. De partir loin d'ici. Et c'est ce que je fis. A la lueur des étoiles, je partis de ma maison pour affronter la vie en solitaire. Mon chemin fut plutot long. J'arpentais les villes, cherchant un endroit où m'établir. Je finis par trouver. Un homme m'accueillit. Il me traita comme son propre frère. Et je lui suis resté fidèle, me battant à présent à ces cotés.
Que vives les Crows!!

# Posté le lundi 11 février 2008 17:37

Modifié le mardi 12 février 2008 05:47