-Je suis pour une offensive directe vers les prisons pour libérer les chefs de gangs emprisonnés, commença Druss. Une fois que tout le monde est libre, on massacre tout le monde et on s'en va!
-Mauvaise idée, rétorqua Freya, on se mettrait l'intégralité de l'ONU à dos, et je n'apprécierai pas de devoir fuir tous les pays du monde.
-Pourquoi ne pas tenter de négocier leur libération? proposa Daklon
-Impossible, nous n'avons aucune monnaie d'échange, et c'est un coup à se faire tous coffrer, répondit Bodylove
-On pourrait tenter de faire une diversion pendant que certains d'entre-nous vont libérer les prisonniers? suggéra Bodygoal
-C'est pas mal comme idée. Mais ça reste excessivement dangereux, les troupes de l'O.R.C. sont bien entrainées et nous risquons de tous nous faire tuer! contra Rasta-boy. Mais je pense que le jeu en vaut la chandelle.L'ennui, c'est qu'il va falloir désigner ceux qui s'infiltreront.
-Pas besoin d'être plusieurs, j'irais seul! déclarai-je.
-Je ne suis pas d'accord chef! réagit Grim. On risque d'avoir besoin de votre puissance pour nous défendre contre les soldats, il vaudrait mieux que ce soit moi qui y aille avec Will.
-Certainement pas. A vous deux vous valez plus que moi au combat, et en plus, il risque d'y avoir l'élite des soldats de l'organisation à l'intérieur. Je serai de plus plus discret seul que vous deux. Je suis celui qui a le plus de chance de réussir à entrer et à sortir de là, et je...
Je n'eus pas le temps de finir ma phrase.
Un homme voilé de noir entra en trombe dans la salle et se jeta sur moi. J'esquivai souplement et lui infligea un coup de pommeau sur la nuque qui l'assomma un instant, juste le temps pour moi d'ordonner aux autres de rester en dehors de ça. Je dégainai mes sabres. L'inconnu se releva, sa peau toujours cachée par le tissu noir qu'il arborait comme vétement. En revanche, j'entendis distinctivement le tintement d'une lame sortant de son fourreau lorsqu'il courra vers moi. Je ne pus pas le parer, faute de visibilité. Une vague esquive me permit de limiter les dégats à mon bras gauche. Je reculai de quelques mètres, et m'aperçus que ce même bras était maintenant paralysé. Furieux mais inquiet, je passais à l'offensive. Il para ma lame, mais reçut un magnifique coup de pied dans les joyeuses. Tordus en deux de douleurs, je lui tranchai son habit, dévoilant son corps vétu de cuir et ses bras armés de lames et de griffes. Impressionné par un tel attirail, je tentai de lui transpercer le ventre, mais il put bouger à temps. Se relevant et apparemment déterminé à me faire payer le coup dans les burnes qu'il avait reçu, il courra à nouveau vers moi. M'écartant au dernier moment, je lui assénai un nouveau coup de pied dans les bijoux de familles, puis un coup de coup sur la nuque. Il tomba assomé, et je l'achevai d'un coup de sabre. Ce n'est qu'alors que je remarquai l'inscription sur son dos: O.R.C.
-Il semblerai que l'ennemi nous surveille. Je pense qu'il serait judicieux de passer à l'assaut rapidement, avant que je ne fasse moi-même partie des gens à sauver...



