-Bonjour Djamylla. Je suis le Commandant Tarvitz. Ravi de te connaitre.
-Comment savez-vous mon nom?
-Je ne suis pas que boudhiste, je suis aussi le maitre informateur de l'O.R.C. J'ai mes informations sur chacun d'entre vous. La seule chose que j'ignore encore, c'est le resultat des combats qui se sont engagés entre tes camarades et les miens.
Un rugissement de loup secoua la piéce, faisant trembler les murs et ébranla les deux opposants.
-Ah, voilà Nighthowl qui s'enerve. Je ne peux plus garantir la survie de son adversaire. Enfin bref, c'est à nous de jouer à présent. En garde!
Sa lance se desarticula en plusieurs parties reliées par des chaînes qu'une dexterité sans égal faisait voler autour de lui comme s'ils avait leur volonté propre. Djamylla dégaina ses katars et passa à l'assaut. Tarvitz envoya la premiére extrémité de sa lance à sa rencontre, mais elle le dévia avec son arme et frappa. Le militaire l'évita souplement et riposta avec l'autre extrémité de sa lance. Djamyla esquiva, mais dut sauter pour éviter le retour des deux lames. Djamylla frappa encore et encore, Tarvitz évitant toujours avec autant de souplesse et de vivacité. Il contre-attaquait avec force et férocité, il bougeait de façon fluide et rapide, aucun de ses coups ne pouvait toucher la svelte Djamylla, mais aucun des coup de la jeune femme ne put atteindre son but en retour. Soudain, déterminée, elle tourna sur elle même, usant de la force centrifuge comme d'un amplificateur de force. Ses coups dévastérent une partie du mobilier, et c'est lorsque qu'elle transperça l'autel que Tarvitz comprit qu'il allait devoir se bouger pour parer ça. Il ferma le poing droit, mit l'index et le majeur à la verticale, et tint sa lance par un seul morceau. Celle-ci s'enroula alors autour de lui, créant un bouclier de chaines, apparemment bien fragile. Et pourtant, Lorsque Djamylla le percuta, elle s'arrêta net dans sa rotation. Surprise, elle le regard un instant dans sa transe méditatoire subite. Elle lui trouva tout d'un coup un charme fou. Mais ce charme disparut lorsque sa lance vint érafler sa joue.
-Réveille toi. Le combat n'est pas fini.
Elle lui rendit alors son coup en lui éraflant la joue de son katar.
-Je suis tout à fait d'accord avec toi.
Et le combat repris. Les deux adversaires continuait de frapper sans relache, tentant d'exploiter chaque faille de l'ennemi, en vain. Djamylla évita une attaqeu vicieuse du militaire, et riposta des deux katars, que Tarvitz évita pour entamer un arc de cercle avec ses chaines ce qui eut pour effet de faire se baisser la Rock'N'Roll Kid, qui fit une roue avant pour contre-attaquer. Tarvitz frappa le sol de ses chaines pour se donner une poussée lui permettant de se maintenir en l'air un instant. En réaterrisant, il sauta vers l'arrière pour s'éloigner, et se concentra. Djamylla put alors constater en direct les effets de sa drogue. Ses yeux devinrent blancs, et les veines en dessous de ceux-ci se gonflérent, devenant visibles sur son visage. Tarvitz laissa tomber un moment ses chaînes pour empoigner fermement deux des morceaux de lances qui la composait. Puis, il fit sortir de tous les autres morceaux restant une nouvelle lame. Et il commença à faire des petits mouvements circulaires, accélerant de plus en plus. Bientot, ses lames devinrent invisibles. Et Djamylla commença à ressentir leur cruelle morsure. Les lames passaient, et repassaient sur son corps, déchirant ses vétements et sa peau, faisant couler le sang et gicler l'hémoglobine. Elle tenta de parer, mais comment se protéger d'un ennemi que l'on ne voit ni ne sent venir? Elle tenta d'encaisser, mais le choc fut rude. Les lames paraissaient innombrables. Elle subit maintes et maintes coupures, déchirures, éraflures, égratignures, et elle perdit beaucoup de sang. Pourtant, même les pires tortures ont une fin, et la fureur de Tarvitz commença à s'estomper en même temps que disparaissait les effets de sa drogue. Il s'arrêta, et regarda sa victime. Il commença à prier pour son salut, jusqu'a ce qu'il sente une vague d'angoisse troubler sa concentration. Il ouvrit les yeux, et crut réver. Djamyla était débout, les yeux luisant d'une lueur rougeoyante et résolument maléfique. Une aura de noirceur l'enveloppait, créant une vague de froid et de terreur dans la piéce. Avec un sourire sadique, elle se jeta vers le militaire. Celui-ci tenta de se protéger, mais le premier coup fut trop rapide, il subit une blessure au flanc. Il parvint à lever son bouclier, mais à son gradn désespoir, Djamylla, si tant est qeu c'était encore elle, le brisa d'un revers de lame. Elle lui administra un coup de boule qui l'envoya paitre, et planta son katar autour de son cou, une pointe de chaque côté. Elle le regarda l'air mauvais. Tarvitz dut alors se rendre à l'évidence: cette fille avait réellement le Diable au corps. Il put reconnaitre le regard de celui qui avait par le passé exterminé sa famille: Satan s'apprétait à finir le travail. Un sourire amer aux lévres, il perdit connaissance au moment où il vit les yeux de Djamylla reprendre leur couleur habituelle.




